Beaucoup de monde s’accorde à dire que les développeurs en France sont considérés comme des subalternes bas de gamme. Un centre de coût méprisé qui est juste là pour pisser du code. Mais à quel point ce constat de l’enfer est vrai ?
On en a gros
Je te vois, tu as lu l’intro, t’es fâché parce que je parle mal de ta profession. Calme-toi, je vais t’expliquer sur quoi je base tout ça. J’avais une perception légèrement négative sur la considération des devs en France. Mais alors quand j’ai fait des recherches sur les Internets, là j’ai halluciné. Apparemment, c’est super grave ce qui se passe. Tout le monde est super énervé et t’es dans le pire pays du monde.
On serait les laissés pour compte de l’ère numérique. Notre métier ne serait pas considéré et on serait des sortes d’ouvriers du digital. On est largement méprisé en entreprise. Malgré toute la valeur qu’on apporte, on est sous valorisés. D’ailleurs, qu’on le veuille ou non, on est condamnés à la stagnation professionnelle. De toute façon, développeur ça fait rêver personne et en plus on est mal payé quand tu compares au reste du monde. Bref, on en a gros.

Quand j’ai fini de lire tout ça, je me suis dit qu’il y avait du vrai. Mais que ça manquait vraiment de nuance et que les points de vues étaient trop biaisés. Et très franchement, ça serait très facile de faire pareil. Je pourrais chier sur tout le monde et dire qu’en France on est des malheureux maltraités. Mais ce sujet est beaucoup plus complexe que ça. Y’a beaucoup de variables qu’il faut prendre en compte.
Je me suis beaucoup renseigné sur le sujet, j’ai posé énormément de questions aux développeurs autour de moi et j’ai réfléchi à mon expérience personnelle. Bref, j’ai analysé tout ça et je vais répondre à une question. On chiale pour rien ou on est vraiment considérés comme des ploucs ?
C’est pas faux
Bon alors, commençons par l’espèce d’énorme éléphant multicolore qui clignote au milieu de la pièce. T’es pas dans le pays qui paye le plus ses développeurs. Alors, oui tu vas me parler de ton énorme salaire parisien, mais là je te parle à l’échelle du pays. C’est pas terrible. Même avec ton salaire parisien, tu fais pas le poids face à ton homologue américain. Et, pour le moment, je te parle même pas des maboules de la silicon valley qui lâche 200K USD pour un dev junior. De plus, faut arrêter avec ça, la France ne se résume pas à Paris.
Quand tu regardes les salaires en province, ça descend vite. D’ailleurs la différence Paris / Province est flagrante. C’est évidemment lié au coût de la vie, mais on reviendra sur ce point plus tard. J’entend énormément les développeurs parler d’une frontière vers les 50/55 K à dix ans de carrière. Et côté salaire médian, ça ressemble beaucoup à ça.

Ça correspond bien à la dernière étude de stack overflow sur le sujet. Évidemment qu’on parle de chiffre médian et donc il y a beaucoup de monde au-dessus. Mais en moyenne, cette limite existe. D’ailleurs quand tu atteins ces chiffres-là, t’es déjà pas mal. Tout le monde n’atteint pas ces sommes. Il y aurait même un monde en France où les développeurs seraient payés au SMIC. Un monde où tout le monde creuse.
À Kadoc
OK, alors, nuançons tout cet enfer cinq minutes. Déjà, on ne peut évidemment pas généraliser les compensations d’autant de monde. Les chiffres avancés en haut sont le fruit de plusieurs études, mais ce sont des moyennes. Y’a évidemment beaucoup de monde qui gagne beaucoup plus que ça chez les développeurs. J’ai des connaissances qui sont entre 60K et 70K sur la région parisienne et la vie est belle. Faut pas oublier qu’on fait partie des métiers les mieux compensés en France.

C’est quand on compare avec les autres pays de l’Europe qu’on commence à faire la gueule en effet. Si on compare avec les États-Unis, alors là on joue vraiment avec notre caca à côté d’eux. La raison principale pour laquelle la France fait pas le poids niveau salaire avec les États-Unis : les GAFAM. Ces géants font une de ces thunes, c’est un truc de maboules. Et comme ces géants se tirent la bourre les uns les autres, ils font tout pour attirer les développeurs. Leur principale technique ? Augmenter les salaires à des niveaux indécents.
Aujourd’hui, on atteint des trucs, ça fait aucun sens. Les rockstar à Facebook se font presque 1 million de dollars US en un an ! Ça prend une ampleur tellement folle que ca crée d’énormes inégalités de salaire dans la Silicon Valley. Inégalités qui ont un effet négatif sur la qualité de vie des habitants. On compare ce qui n’est pas comparable, alors oui, dans ces conditions on est mal payé.
Ensuite, le cas des développeurs français smicards, franchement j’ai jamais vu. J’ai jamais entendu personne me parler de ce genre de choses. C’est sûr ça doit exister, mais ça doit être plutôt rare. Tu es en position de force dans ce marché du travail. Donc ça doit concerner des sorties d’études dans des petites agglomérations. Là où les jobs ne sont pas si nombreux.
Enfin je trouve que les salaires médians sont bien en ligne avec la réalité. On est un peu la traîne comparé aux autres pays européen. Je pense qu’il y a deux raisons principales à ça.
La première raison est très simple. T’es moins bien payé en France en raison du système de protection Français. Ta couverture sociale est importante et une bonne partie de ta paie part dans tes cotisations. En France on a tellement pris ça pour acquis qu’on se rend plus compte que c’est un privilège. Un privilège durement acquis avec le combat des générations d’avant, mais un privilège quand même.
La seconde raison c’est le droit du travail Français. Tu peux pas dégager comme une merde quelqu’un du jour au lendemain aussi facilement que dans d’autres pays. Et ce détail à lui tout seul influe grandement sur ton salaire. C’est aussi une des raisons pour laquelle les freelances sont, en général, mieux payés que le reste. Alors je précise que c’est pas impossible de dégager une personne en CDI, mais il faut quand même un dossier en béton en France. Alors qu’au USA ca dégage en un claquement de doigt.
Bref t’es moins bien payé en partie parce que t’es mieux protégé. Et même si c’est très important, y’a pas que l’argent qui compte dans la considération d’un métier.
On aimerait être considéré en tant que tel
Si t’es toujours dev a 30 ans, t’as raté ta vie. C’est une phrase que j’ai entendue plusieurs fois en France. C’est lié à une façon de voir les choses très françaises. Tout ce qui est technique est incompris, sous-évalué et donc méprisé. Un mal très Français qui idéalise le management. Dès les études, on te fait comprendre que le but ultime est de devenir chef de quelque chose. C’est ça la vraie vie, arrête de jouer avec ton caca, il faut manager des gens pour être respectable.
La France est un pays littéraire. Dans ce contexte ton métier, d’ailleurs la tech en général, c’est du bricolage. T’es là pour réparer la télé de mémé à Noël. Ça va au-delà du monde professionnel, c’est culturel. Les entreprises suivent cette culture.
Cette façon de penser pousse beaucoup de dev qui aiment leur métier vers des positions de management. Des positions qu’ils détestent. Cette façon de penser est également préjudiciable pour les gens en reconversion qui décident de coder après 30 ans. Cette façon de penser angoisse énormément de développeurs sur leur avenir.

Dans beaucoup d’entreprises, on a des grilles. Et dans ces grilles, les développeurs sont en dessous. Il existe cette mentalité en France où ton salaire doit être exclusivement lié à ta place dans la hiérarchie. Peu importe la valeur que tu apportes à l’entreprise. Du coup, si tu veux évoluer il faut faire un choix. Tu restes que développeur ou tu deviens enfin manager. Et quand t’essayes de faire bouger les mentalités et les grilles, t’as toujours la même réponse.

Elle est où la poulette ?
Encore une fois, il faut prendre un peu de recul et nuancer tout ça. Tout n’est pas noir ou blanc et tout le monde ne vit pas la même situation. C’est faux de dire qu’absolument toutes les boites de France méprisent leurs développeurs. Ta considération en tant que développeur va dépendre surtout de la boite où tu bosses. Dans ces conditions, la stratégie c’est de bien choisir où tu fous les pieds.
Il existe des boites type startup, éditeurs haut de gamme et certaines grandes agences qui voient de façon positive leurs développeurs. Dans ce type de structure, les développeurs sont valorisés. Rémunération, responsabilités et libertés techniques. Les développeurs dans ce genre de structure ne sont pas à plaindre. Et c’est exactement vers ce genre de boite que les développeurs focalisent leur attention.

De l’autre coté du spectre un type de boîte revenait 100% du temps dans la discussion. Les SSII ou ESN maintenant. Enfin, les marchands de viande comme tout le monde les appellent. Dans ces structures les développeurs sont vendus à la journée dans des conditions merdiques et pour faire au plus vite. Pour ta valorisation d’expert et la considération de ton métier, tu repasseras un autre jour. La réputation de ce type de structure est infernale ! Et comme beaucoup de personnes travaillent dans ces structures ça n’aide pas la considération globale du métier.
Je pense qu’il y a beaucoup de ressentis aussi. Il y a beaucoup d’incompréhension entre les entreprises et les développeurs. La plus grande incompréhension c’est qu’une entreprise pense business et qu’un développeur pense technique. Les développeurs qui sortent du lot sont ceux qui intègrent le business dans la technique.
Pour mieux comprendre ce point en particulier, j’ai envie de poser une question à quelqu’un qui connait très bien les développeurs et leur carrière. Une recruteuse tech aguerrie en région parisienne qui connait parfaitement ce sujet.
Dis Shirley, d’après ce que tu as pu observer, à quel point les développeurs sont condamnés à arrêter de coder pour gagner plus ?
Je ne dirais pas qu’ils sont condamnés à arrêter de coder mais plutôt de penser le code différemment. D’ailleurs, dans l’étymologie du mot développement, il est question de sortir quelqu’un ou quelque chose de son enveloppe.
Je constate, trop souvent, que ce monde est resté dans son enveloppe, dans sa bulle laissant beaucoup de sujets de côté qui ont de la valeur. En effet, il s’agit de sujets qui ont de l’impact au niveau financier, au niveau de l’organisation, au niveau de l’évolution d’entreprise et de son business.
Au fur et à mesure de mes immersions en entreprise, de me rencontres candidats, de mes recrutements, de façon plus globale, j’ai pu entrevoir 5 rôles à forte valeur ajoutée (sur la base de mon ressenti, de mon expérience. Il n’y a aucune vérité absolue dans ce qui suit. Cela reste une observation ans mon quotidien de recruteuse) :
Des techs qui savent parler business.
Ils font le pont entre les enjeux business et la technique, participent à l’avant-vente. Ils savent parler chiffres, ROI et ont une forte culture du résultat. Cela ne les empêche pas de continuer à mettre les mains dans le code. Justement, ces mains dans le code leur donnent une certaine crédibilité auprès des équipes et cela rassure aussi grandement les clients. Ces personnes ont souvent le titre de Solution Architect, Technical Evangelist. Les personnalités qui endossent à la perfection ce rôle que je pourrais citer sont : Adrien Blind, Guillaume Laforge.
Des techs qui n’ont pas peur de vraiment manager.
Je dis volontairement le mot “vraiment” car parfois, dans certains postes de CTO le T ressort plus que le C. Ce sont des tech lead ++ qui ont décidé de se donner la casquette de CTO car il en fallait un, à un moment donné, dans l’organisation, notamment face à des investisseurs dans un contexte de startup qui lève des fonds. Et ces personnes ne savent pas toujours manager, trancher, décider. Puis, il y a des CTOs qui ont davantage le C qui prédomine avec un T à hauteur de 20% environ. Ces individus ne se considèrent pas comme condamnés à quitter le code. Au contraire, ils continuent à faire de la veille, à être acteurs dans des conférences (co-organisateurs et/ou speakers), à donner des impulsions techniques qui sont le fruit de leur expérience, savoir-faire, erreurs passées. Ils sont aussi sur le terrain du développement au quotidien. Ils aiment le code mais ils sont clairement sortis de leurs enveloppes pour donner du sens au code, sa raison d’être (il manque cruellement des “pourquois” dans de nombreux projets en développement, “Pourquoi cette stack ?”, “Pourquoi ces choix passés ?” “Pourquoi cet outil ?“), et du sens aussi aux développeurs et développeuses de l’équipe dans la réalisation de leur travail au quotidien. Ils ont cette capacité à gérer aussi bien les failles techniques qu’humaines (des failles bien plus importantes et difficiles à gérer que des bugs techniques). Ils vont donc investir dans la montée en compétences, participer au recrutement des personnes de l’équipe, avoir des fois cette posture de “bad cop”, définir aussi des programmes de formation. Ils vont être le porte-parole de la tech auprès des autres services, des clients, des investisseurs, des fournisseurs. Ces postes sont rares et ultra centraux dans les entreprises. Des personnalités qui endossent à la perfection ce rôle que je pourrais citer : Julien Dollon, Dimitri Baeli, Quentin Adams.
Des techs qui vont sur des sujets strat/change management.
Ces techs là ont également une énorme valeur dans les entreprises. Ils font le pont entre les équipes tech et le métier et impulsent de bonnes méthodes de travail qui vont s’implémenter au niveau de l’organisation des projets (méthodes agiles) jusqu’au code (bonnes pratiques de développement). Ces personnes sont également sorties de leurs enveloppes en pensant le code comme un moyen et non comme une fin en soi. Ils pensent flux, process, agilité et capacité à changer les mentalités, la culture, l’organisation pour mener à bien les projets techniques. On les retrouve grandement dans des rôles de Project Manager, de Coach Organisationnel, Coach Agile, ou encore de Coach Craftsmanship. Ils pensent aussi grandement business et satisfaction client. Ces techs cherchent à inclure les métiers dans l’équation. Ils vont dans le champ des problèmes (comme dirait Arnaud Lemaire), avant d’investiguer le champ des solutions techniques. Ils prennent de la hauteur de vue et cherchent avant tout le bon déroulé des projets en impulsant de la communication et de bonnes méthodes de travail. Les personnalités que je pourrais citer : Thomas Pierrain, Nathaniel Richand
De techs ambassadeurs de la marque/communicants.
L’entreprise mise sur ces personnes pour rayonner à l’extérieur, faire de l’acculturation, aller chercher du business, faire du réseau. C’est typiquement la casquette qu’endossent Julien Dubois chez Microsoft ou encore David Pilato chez Elastic. La marque mise sur une “communication mobile et visible” que sont ces individus. Ils sont donc très bien payés pour ça, formés pour incarner la techno portée par la boite, et vont faire des conférences un véritable espace de travail et de visibilité. L’entreprise va inclure ces activités dans la job description. Ils ne quittent donc pas le code. Au contraire, le code est leur outil de travail tant auprès des clients dans la vente et la mise en place des solutions techniques, qu’au niveau du contenu partagé dans des conférences et dans des formations.
Enfin, des techs super tech.
Ce sont des personnes qui, grâce à leur expérience, ne maîtrisent pas juste une techno donnée type Java mais tout un écosystème donné : écosystème frontend ou écosystème Data ou écosystème Ops. Ils ont navigué dans différentes organisations (startups comme grands groupes), font continuellement de la veille sur leur domaine de prédilection, s’ouvrent aussi les chakras en allant sur des technologies similaires/ nouvelles. Ils ont baigné dans différents contextes techniques leur permettant d’avoir rapidement la solution au problème donné, d’avoir une crédibilité naturelle pour chatouiller les sujets complexes qui demandent un certain niveau de maturité technique. Ces techs codent bien évidemment mais ils sont capables d’appréhender les problèmes en profondeur, de faire du mentoring technique (pas forcément du management) avec le métier, les nouvelles recrues, les personnes plutôt juniors. Très souvent (pas tout le temps), ces personnes deviennent freelances leur permettant d’aller plus loin dans leur domaine de spécialisation technique avec cette capacité à perfectionner leurs compétences dans diverses contextes techniques. Les personnalités que je pourrais citer sont : Arnaud Lemaire, Raphaël Lutta, Christophe Calvès
Pour donner un ordre de grandeur concret concernant les salaires associés à ces types de profils cités plus haut, peuvent aller de 80 K€ à 150 K€ (en France, sur la région parisienne).
Je dirais donc que le rapport au code a changé. Ce n’est pas la personne tech qui doit rester ou non codeur.se mais plutôt le code qui doit être de moins en moins technique, mieux compris par le métier, mieux appréhendé au niveau du business (performance, scalabilité) et aussi pensé/ projeté sur des enjeux de bien-être au sein de l’entreprise (bonnes pratiques de développement, organisation plus agile, meilleure communication entre les équipes, recrutement de qualité et formation, etc.)
Tu peux retrouver Shirley sur son twitter ou son blog. Tu y trouveras du contenu pertinent et drôle sur ton domaine et tout ce qu’il y a autour. Je te conseille fortement d’y jeter un œil. Merci beaucoup Shirley d’avoir pris le temps de répondre à ma question avec autant de détails !
Pour finir, une des conséquences de tout ce qu’on vient d’aborder c’est que les développeurs commencent à trouver des alternatives. Le nombre de développeurs qui passent freelance pour se libérer des entreprises augmentent considérablement. Certains décident carrément de s’expatrier pour voir la différence.
Merci, de rien, au revoir messieurs dames
En 2019 on a atteint le chiffre de 930 000 freelances rien qu’en France. Une croissance de 145% en dix ans. D’après l’étude de Malt la majorité d’entre eux sont dans le domaine de la tech. Et 79% des freelances exerçant un métier tech gagnent plus qu’en étant salariés. La majorité d’entre eux est d’abord allée chercher une liberté dans leur travail, qu’elle soit technique ou personnelle. Je te parie que beaucoup d’entre eux sont aussi allés chercher une reconnaissance au niveau de leur compensation. Et la ruée vers le statut freelance ne fait que commencer.

En fin 2015 j’avais un bon job à Lyon. Mais j’avais besoin de changement. Ça aiderait mon propos ici, mais très sincèrement, je ne vivais pas mal du tout d’être développeur en France. Malgré tout, quelques mois après la prise de décision, j’ai tout vendu et je me suis barré au Canada. En une semaine sur le territoire Canadien j’ai trouvé un job qui doublait mon salaire net. Mais surtout je me suis retrouvé au milieu de développeurs de tout âge qui étaient traités comme des divas. Et c’est là que je me suis rendu compte de la différence avec la France.
Épilogue
Il paraît que la France est un paradis peuplé par des gens qui se croient en enfer. Si une partie des développeurs est en effet considérée comme des subalternes, c’est faux de dire que c’est une généralité dans le pays. Même si cette mentalité française envers la technique est exaspérante, j’ai l’impression que ca s’arrange avec le temps. Tout ceci est le fruit de beaucoup de recherche et de discussions. J’ai sans aucun doute tort quelque part ou j’oublie de préciser certaines choses. Ça serait super si tu partageais ton propre ressenti sur les développeurs en France dans les commentaires pour qu’on puisse tous en profiter.
clearfix

